Contexte
Le monde n'était plus celui que l'on aurait pu reconnaître. Des paysages désolés, des constructions humaines à l'abandon et des usines délaissées, des quartiers vides et un manque de vie dans ces larges étendues où les voitures ne roulaient plus mais décoraient les routes dont le bitume était abîmé, fissuré par la nature reprenant ses droits.Au lieu de la population vivace d'autrefois, il n'en restait que l'ombre de cette dernière: les armes bio-organiques avaient gagné cette bataille et peuplaient la surface de la terre...
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Missions Spéciales
ALPHA: Évacuation d'urgence
Une mission rapidement mise en place, une aquapolis à sauver, il allait falloir diriger l'évacuation d'urgence vers les ports de TerraGrigia.
BRAVO: Évacuation d'urgence
Une mission rapidement mise en place, une aquapolis à sauver, il allait falloir diriger les opérations pour éliminer les A.B.Os jusqu'au coeur de la tour FBC.

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Kane D'Arcy // Remember my name, in the fire of my wrath


Kane D'Arcy
Ellie | The Last of Us

» SURNOM:The Bear of the North
» DATE DE NAISSANCE: 22 juillet 1981
» SEXE:Féminin
» ORIENTATION SEXUELLE:Homosexuelle
» NATIONALITÉ:Canadienne
» APPARTENANCE: BSAA
» RANG | MÉTIER: Mercenaire
» FAMILLE: William D'Arcy (père, décédé), Jaelin D'Arcy (mère, en deuil), Alicia Krieger (femme, décédée ?)

» PHYSIQUE:

A première vue, Kane n’est pas une femme qui a l’air d’en imposer : une grande silhouette mince aux muscles secs, des cheveux longs noués en un chignon désordonné, toujours dans des tenues plus pratiques qu’élégantes, elle a l’allure d’une ado qui sort tout droit de sa fac. Cela n’a pas toujours été le cas, et quand elle est hors mission, Kane peut avoir une certaine élégance raffinée, portant volontiers chemises et costumes bien taillés. Sauf qu’une cravate n’a jamais été très utile en exploration ou en vadrouille à l’autre bout du monde pour aller buter de l’A.B.O. C’est pourquoi elle adopte souvent un treillis camo noir, un équipement très sobre, ou le traditionnel combo jean-débardeur-chemise ouverte pendant son temps de repos.

En réalité, sa sauvagerie et sa détermination passent dans son regard clair. Reflétant son intelligence mais aussi beaucoup de ses émotions, son regard a changé suite à sa résurrection : d’abord d’un brun uniforme, elle était désormais vairon, son oeil gauche épargné, tandis que son iris droit était désormais d’un blanc laiteux, comme voilé de cataracte. Cela peut déranger à première vue, mais cela confère un certain charme à la jeune femme. Elle complète son apparence physique par des tatouages sur son avant-bras droit, une demie-manche sans trop de fioritures.

Ce qui court dans son corps lui est parfaitement inconnu. Elle continue à jongler entre la douleur qui arrive parfois à l’improviste, ses nouvelles fonctions morphologiques et les injections. La souffrance est parfois telle qu’elle s’enferme dans son appartement, dans une chambre noire, sans autre soulagement que la prière pour que cela passe, avec l’impression que son crâne va se fendre en deux.


» MENTALE:

Kane est une ancienne militaire. Droite, fidèle, loyale, ce sont ses qualités principales. Mais ce qu’on lui a arraché a ouvert une faille en elle. En perdant son identité, son statut de civil, elle a perdu tout ce qui la rendait humaine. L’esprit de vengeance est fort en elle, aussi fort que ses nuits passées à l’ombre de sa chambre à souhaiter la mort plutôt qu’une seconde de plus emprisonnée dans ce corps de martyr.

Elle est réservée, peu loquace. Parfois même renfermée sur elle-même. Directe dans ses paroles. Elle laisse peu de places aux émotions positives, à l’attachement. En devenant une machine sans coeur, elle avait accepté de se laisser guider par la haine et sa mission. Son ultime mission.

Même si elle a l’air extrêmement fonctionnelle - et surtout socialement dysfonctionnelle -, l’important est que Kane remplit toujours ses missions. Qu’il s’agisse d’un enlèvement, d’une torture ou d’une exécution. Elle se considère elle-même comme de la chair à canon.

» HISTOIRE:

Kane a une histoire plutôt banale, enfin, en apparence. Un été étouffant en Ontario la voit naître. Des parents aimants, une famille sans réelle histoire. Elle joue au football - enfin, au soccer, comme on dit dans le Grand Nord -, au basketball, expérimentera le hockey. Son talent et son athlétisme lui permettront de décrocher une bourse d’étude un peu plus tard, à Stanford. Elle apprend à pêcher avec son père, s’initie à l’équitation avec sa mère. Elle intègre et évolue l’équipe nationale de soccer canadienne jusqu’en U20. La compétition lui donne le goût de l’exploration et du voyage. D’aucuns diraient que c’est également de cette manière qu’elle a expérimenté ses premiers émois homosexuels. Mais ce qui passait dans les vestiaires restait dans les vestiaires, telle était la tradition, et Kane se réservait bien de tout commentaires.

Contrairement à beaucoup de ses coéquipières, Kane ne s’intéressa pas à la communication ou au management sportif. Ce qui l’intéressait, c’était le droit. Elle voulait intégrer la Gendarmerie Royale Montée du Canada, dans les renseignements ou la cyber-défense. Elle avait sa patrie à coeur et pour elle, défendre les intérêts de ses citoyens était un de ses plus grands rêves. Et surtout un honneur pour elle.

Kane est une ado solitaire, studieuse et rigoureuse, partagée entre ses entraînements intensifs, les rassemblements en équipe nationale et ses révisions acharnées. A 21 ans, elle décroche son master en criminologie et psychologie. Elève brillante, elle n’accorde que peu d’attention à ce qui fait peut-être le sel de ces années d’apprentissage : une insouciance assommée par l’alcool et les expériences, sur un fond de techno crachées par les enceintes des maisons d’une fraternité quelconque, où l’on adorait une masculinité qui la dérangeait.

Sur les bancs de Stanford, elle avait croisé son regard. Et pour la première fois, elle compris ce que l’on mettait derrière le mot « beauté ».

Peut-être qu’Alicia n’était pas « belle » au sens du terme. En tout cas, elle ne correspondait pas nécessairement aux stéréotypes qui peuplaient les pubs ou les magazines ou les réseaux sociaux. Elle était simple, avec un beau sourire et un regard clair qui s’illuminait quand Kane lui racontait une blague. C’était un autre esprit brillant, doctorante en biologie. Et après plusieurs mois où Alicia se rendait aux matches de NCAA de Kane, pendant deux saisons consécutives, la canadienne se rendit à l’évidence. Il y avait quelque chose. Alors elles apprirent ensemble. A leur rythme. A se nourrir du regard de l’autre, de sa douceur. A se faire confiance, à s’apprivoiser.

Alicia n’a eu aucun problème à la suivre au Canada, à la fin des études de Kane. Tout était naturel. Elles emménagèrent à Toronto où Alicia trouva une place de responsable de service au Saint Michael’s Hospital, tandis que Kane commençait l’école de police.

Leur vie aurait pu être toute tracée. Elles avaient des projets. Un mariage. Des enfants. L’histoire de Kane aurait pu être celle de millions d’autres personnes.

Sauf qu’il y avait eu cette nuit-là. A Finch, un quartier réputé un peu chaud de Toronto. Un règlement de compte entre deux gangs pour une histoire stupide de drogue. Kane avait dit à Alicia qu’elle avait fini sa patrouille, qu’elle prenait un burger au Wendy’s du coin et qu’elle rentrait à la maison. Sauf qu’elle avait voulu jouer les héros. Qu’elle avait pris les armes dès les premiers coups de feu, en se disant qu’il n’y en avait pas pour longtemps, que son uniforme de flic suffirait.

Elle s’était retrouvée sur le sol bétonné, son bel uniforme tout neuf tâché de sang, une tâche qui ne cessait de s’élargir. Et ce sang qui coulait hors d’elle comme la vie qui s’enfuyait, glissait entre ses doigts gantés serrés autour des blessures. Elle avait froid, si froid. Elle allait mourir et Alicia l’attendrait jusqu’à l’aube. Pour avoir droit au fameux coup de fil.

Plusieurs mois plus tard, Kane se réveilla. En tout cas, son corps se réveilla. Elle avait l’impression de flotter dans un étrange cocon. On lui expliqua. Qu’on lui avait sauvé la vie par un procédé révolutionnaire. Qu’on avait fait d’elle plus qu’un être humain. Un hybride. Quelque chose qui lui échappait. Mais son corps n’allait pas bien. Il était plus fort, lui semblait-il. En tout cas c’est ce qu’on lui racontait. Tout semblait lui brûler, de sa peau à ses muscles, elle avait envie de tout arracher pour soulager la douleur. Elle entendait le sang battre à ses oreilles. Sa gorge était assez sèche pour qu’elle ait l’impression que ses muqueuses se craquelaient. Les « médecins » lui racontaient dans un brouillard irritant. Kane ignorait où elle était, mais cela ne ressemblait pas à l’hôpital de Toronto qu’elle connaissait comme sa poche. Elle ne comprenait rien à ce qu’on lui racontait. Elle était en souffrance, traversée par une douleur qu’elle n’avait jusqu’ici jamais connu. Mais il n’y avait qu’une chose qui lui importait.

"Alicia", parvint-elle à articuler avec toutes les peines du monde.

On lui tendit un paquet, sans un mot. Kane ne comprenait pas. Dedans, elle trouva quelques effets personnels d’Alicia et un mot, écrit de sa main.

« Je suis désolée, Kane. Je devais le faire. Oublie-moi. »

Le papier avait pour en-tête Oddyssey. Kane ne connaissait rien de toute cette problématique. Elle ignorait alors qu’elle s’était fourrée dans un véritable cauchemar.

Le numéro d’Alicia ne répondait pas. Il était non attribué. Une fois sa rééducation et l’appropriation approximative de ce nouveau corps terminées, on la renvoya chez elle, les yeux bandés, dans un train VIA qui acheva sa course à Union Station, au coeur de Toronto. On lui avait dit que tout irait bien, que c’était normal, mais qu’il fallait s’administrer désormais tous les jours une sorte de micro-dose d’une substance inconnue. En rentrant chez elles - chez elle, désormais -, Kane retourna tous les papiers d’Alicia, à la recherche d’un indice, quelque chose pour aider à sa compréhension.

En passant la main sous le plateau de son bureau, Kane sentit un objet minuscule, scotché fermement. Ce n’était pas un flingue. C’était une clé USB. En la lançant sur son ordinateur, la jeune canadienne ne trouva qu’une vidéo, enregistrée par sa femme.

« Kane, si tu tombes sur cette vidéo, Dieu soit loué, il y a peut-être une chance. Le soir de… De ta mort, un type m’a contactée. Il m’a dit qu’il pouvait te sauver mais que pour cela, on devait passer un deal. »

Elle marqua une pause et jeta nerveusement un oeil à son téléphone.

« C’était toi ou moi. J’ai accepté. Ils vont m’emmener quelque part dont je n’ai aucune idée et utiliser mes compétences en virologie. Mène tes recherches. Oddyssey ferait passer Monsanto pour des gosses de 3 ans. Je ne sais pas ce qu’il va advenir de moi, mais notre meilleure chance est de s’y coller à deux. »

Elle planta son regard dans le sien.

« J’ai confiance en toi. »

Le fondu au noir la déchira. Kane avait fait sa promesse. Elle s’y tiendrait.

Pendant des jours, elle resta enfermée, à compiler toutes les informations sur les recherches d’Alicia et ce qu’elle pouvait réunir concernant Oddyssey. Les recherches étaient difficiles, le disque dur du mac de sa compagne ayant été entièrement effacé. Mais plus elle progressait et plus ce qu’elle voyait était flippant, avec des noms de multinationales tentaculaires, de vieilles recherches sur les virus et leurs évolutions, sur les expériences faites sur les hommes.

Entre temps, elle eut le plaisir de constater que la police et l’état civil la considéraient comme morte. Il y avait même une publication nécrologique, qu’elle reçut par la poste dans un mystérieux paquet contenant son arme de service et son badge. Kane n’existait plus au regard de la loi. Et ce n’était pas plus mal. Et il y avait cet étrange liquide. Les premiers jours, Kane avait tenté de ne pas s’administrer le produit. La douleur et la souffrance l’avaient fait se convulser violemment dans sa salle de bain. Heureusement, ce n’était pas loin de la petite mallette en aluminium qui contenait le pistolet et les charges.

Quelques temps plus tard, en guise d’avertissement, Kane reçut un autre paquet. Beaucoup plus macabre, il contenait la main gauche d’Alicia, avec sa bague de fiançailles encore sur l’annulaire ensanglanté. « Arrête ce que tu fais. Tu le regrettes déjà ». L’écriture lui était inconnue.

Ce fut comme une nouvelle balle dans son coeur. On venait de lui arracher sa femme. Elle allait leur arracher la vie.

La morale, l’éthique, la foi. Tout ceci n’avait plus sa place dans la vie de la jeune femme. Alors, elle prit les armes. C’était ce qu’elle savait faire de mieux. Elle proposa ses services de mercenaires à la BSAA. Après tout. Il n’y avait qu’une seule conclusion logique à son histoire.


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Sam 28 Juil - 11:22
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